
Il est l’un des plus grands écrivains israéliens. Chaque sortie de ses romans est, en France et aux Etats-Unis, saluée par la critique et le public. Ses livres traduits en plus de 39 langues différentes lui ont valu de très nombreuses distinctions comme le Prix Israël de littérature en 1998, le Prix Goethe de la ville de Francfort en 2005, on encore le Prix Méditerranée 2010 : retour sur un homme de lettres et de paix.
Amos Oz, né Klausner, voit le jour en mai 1939 à Jérusalem. Il grandit dans le quartier de Kerem Avraham. Ses parents Yehuda Arieh Klausner et Fania Musman ont quitté la Pologne en 1934 pour Haïfa avant de s’installer dans le Ville Sainte. La fratrie Oz milite au sein du courant du sionisme révisionniste. En 1948, son oncle Joseph Klausner est candidat malheureux à l’élection présidentielle contre Chaïm Weizmann.
Joseph Klausner, rédacteur en chef de l’Encyclopédie en Hébreu, enseigne la littérature en hébreu à l’Université hébraïque de Jérusalem, c’est dans cette même université qu’il étudia à la fin des années cinquante la Philosophie et la Littérature.
Elevé dans le milieu de l’ultra-droite du Hérout, Amos Oz, au fil des ans, se montre de plus en plus séduit par le sionisme de gauche. Dans « Une histoire d’amour et de ténèbres, il se souvient : « Jusqu’à l’âge de 12-13 ans, j’étais fanatique et militariste, je croyais en la force militaire, j’aimais le slogan de Vladimir Jabotinsky, leader de la droite nationaliste : “Dans le sang et le feu, Israël est tombé. Dans le sang et le feu, Israël se relèvera” ».
De 1966, année de publication de son premier roman, à aujourd’hui, Amos Oz n’a jamais cessé d’écrire. Il a signé plus d’une trentaine de livres, romans et essais.
Co-fondateur du mouvement « Shalom Archav », il signe en 2004 le très remarqué pamphlet : « Aidez-nous à divorcer ! – Israël Palestine, deux États maintenant » (Ed. Gallimard)
Aujourd’hui retiré à Arad, au nord du désert du Néguev, ce militant du parti « La nouvelle gauche » continue d’écrire, en attendant la paix.

